Communiqué de presse des élus : Pour des relations plus apaisées entre la police et la population

La violence horrible qu’a subie le jeune Théo lors d’un contrôle à Aulnay-Sous-Bois a fait émerger partout dans notre pays un mouvement de soutien.

Nous, élus socialistes d’Asnières, lui apportons à notre tour notre entier soutien ainsi qu’à sa famille. Nous lui savons gré de sa dignité dans l’épreuve et de son sens de la République. Pour lui et avec lui, nous demandons la justice pleine et entière.

De partout commence à surgir un appel à un changement profond dans la relation entre la population et sa police. Le mot d’ordre est désormais le respect. Il faut entendre ce cri qui vient du cœur de nos cités.

Pour autant, nous ne pouvons pas cautionner les violences de tous ordres qui viennent ternir le combat légitime contre l’injustice. Il ne faut pas céder à la tentation d’une stigmatisation globale de la police. Ce sont des femmes et des hommes soucieux de notre protection qui, pour la majorité, font bien leur travail avec parfois des moyens limités.

C’est pour cela que nous lançons un appel solennel à tous les jeunes de nos quartiers. Ensemble nous devons faire en sorte qu’il y ait un avant et un après Théo. Plus personne ne peut ignorer désormais les violences subies. Il ne faut pas laisser les ennemis de la justice et de l’égalité réelle entre tous, prendre prétexte des violences de quelques-uns pour disqualifier la juste cause de tous ceux qui, comme Théo aspirent à plus de justice.

Le combat engagé contre la violence policière et pour le respect est une cause noble. Il honore la jeunesse. Il doit être mené avec des moyens légitimes avec calme et détermination.

Nous jugeons irresponsable la lettre adressée à la population par le maire d’Asnières. Après avoir dépouillé nos quartiers de tous les dispositifs de médiation, après avoir complètement déserté les quartiers, avec un adjoint à la sécurité complètement déconnecté des réalités de notre ville, on comprend que le seul discours qu’il puisse tenir est celui de la force. Il ne faut pas céder à la provocation.

Nous réclamons le rétablissement de la police de proximité supprimée par M. Sarkozy en même temps que dix mille fonctionnaires de police. Nous souhaitons vivement que soit mis fin aux contrôles à répétitions. Nous en appelons à des relations plus apaisées entre la police et les populations. Nous invitons le maire d’Asnières à rétablir de véritables médiateurs dans nos quartiers et à prévenir tout débordement dans le dialogue et la concertation avec l’ensemble des services et associations concernés.